vendredi 30 janvier 2009

Guaino mouché par Pierre Rosanvallon

La mauvaise foi et la dialectique perverse déployée par Guaino ont été correctement remises en place par le professeur au Collège de France :

P.R. :

  • " il faut que tout le monde ait le sentiment qu'une nomination est quelque chose d'impartial."
  • " il faut bien distinguer ce qui est de l'ordre de la "politique" où un conflit est tranché par l'élection, mais des domaines de la vie publique doivent obéir à l'intérêt général qui fasse l'objet d'un consensus."
  • " la démocratie majoritaire repose sur une fiction."
  • " construire une place à ces nouvelles institutions du consensus : autorités de régulation, du contrôle, le conseil constitutionnel..."
  • "l'évolution des démocraties va vers l'augmentation des pouvoirs des autorités de consensus"
  • " ce qui nous oppose ce sont deux conceptions antagonistes de la démocratie : vous nous présentez ce qui sera une évolution générale de notre démocratie, je suis très, très inquiet"
  • " avoir des sociétés qui marchent avec des personnalités parfois très médiocres"
  • " personne n'est propriétaire de la volonté générale"
  • Condorcet : "le peuple existe sous des formes très diverses"
  • "une institution non élue ne peut subsister si sa réputation est atteinte, qui est son capital essentiel""
  • " l'État de droit reconnait que le peuple est le pluriel de "minorité""
Guaino considère avec vergogne que le président de France Télévision est un "collaborateur" du gouvernement et doit donc être nommé par le président à ce titre... La télé, c'est ma chose ! On a bien compris que le pouvoir médiatique n'est pas indépendant chez nous !


France Culture
et Libération s’associent et proposent désormais une fois par mois à leurs auditeurs et leurs lecteurs Les controverses du progrès (sur une idée de Max Armanet et Agnès Touraine)

Présentées par Emmanuel Laurentin, producteur de la Fabrique de l’histoire sur France Culture et Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de Libération, Les controverses du progrès invitent deux personnalités à se saisir d’un thème et à en débattre en exposant leur point de vue. Leur dialogue s’enrichit ensuite des interventions et questions de l’auditoire.



Thème de ce premier numéro :

La majorité a-t-elle toujours raison ?
Question complexe, posée à Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, et Pierre Rosanvallon, historien, dans le cadre des Controverses du Progrès.

Voici quelques unes des questions abordées dans la 1ère partie (50') de ce 1er numéro :
- le président de la République a-t-il le droit de nommer directement le PDG de France Télévisions et cette décision est-elle légitime ?
- quelle est la légitimité d'une autorité non élue ?
- quelles sont les limites à opposer au pouvoir majoritaire ?

2 commentaires / ajoutez un commentaire:

Alceste a dit…
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Alceste a dit…

Bon, je vois finalement que tu l'as écouté, ce débat. Tu es juste zélatrice du nouvel ordre bobo ! xp