mardi 22 novembre 2011

On rigole pas à la Fête-Dieu de Portieux !

procession du Saint-sacrement lors de la Fête-Dieu (Jeudi après la Trinité)
Portieux : Collection Jean-Pierre Girard

Portieux : Collection Odette Fintz

La fête du saint Sacrement date du XIIIème siècle. Dans une vision, la bienheureuse Julienne, prieure du monastère de Mont-Cornillon, près de Liège, apprit que Dieu la chargeait de travailler de tout son pouvoir à l'établissement d'une fête en l'honneur du saint Sacrement. Le pape Urbain IV la rendit obligatoire pour l'Église entière en 1264 et le pape Jean XXII, en 1318, ordonna de porter l'Eucharistie en procession dans les rues et sur les chemins. 

à Portieux (Vosges) la tradition de le Fête Dieu est l'occasion de la traditionnelle procession et de l'élévation d'autels fleuris sur lesquels s'afficheront les jeunes promus de l'année. 
Comme les photos des anciens de Portieux en témoignent, cette fête est encore vivace dans les années 1950. Elle est depuis longtemps l’occasion de réjouissances populaires, de danses et de ripailles, célébration du printemps... en attendant la St-Jean ! La Fête-Dieu est la digne héritière des "fêtes du Soleil ou Mithras" de l'antiquité, comme en témoigne naïvement la forme solaire des ostensoirs souvent utilisés pour l'occasion !



En 1719, défense de rigoler avant les noces !

Nos ancêtres Jean Jacquot et Anne Gérard, nés vers 1700, mes SOSA 342 et 343, se seraient donc mal comportés le jour de la Fête-Dieu 1719, soit le jeudi 8 juin 1719, i.e. 60 jours après Pâques (du 9 avril) : reste à savoir quel était le rôle du "Valet" de la fête ?
Le curé de Portieux estime en effet nécessaire de rappeler sur le registre paroissial qu'il les a taxés d'une forte amende ("aumône") et d'une confession publique avant de les recevoir pour célébrer leurs fiançailles le 20 octobre de ladite année !
Ils s'espousèrent le 7 novembre (un mardi, comme il se doit), et eurent de nombreux z'enfants... dont Marie-Anne, Sosa 171.


Jean Jacob (Jacquot suivant signature) et Anne Gérard se sont présentés pour la bénédiction de leurs fiançailles, mais comme ils ont malheureusement désobéi à l’Église en dansant publiquement à la fête du Dieu que ledit Jacob a même été ce que l'on appelle communément Valet de la fête, ils ont auparavant demandé pardon à notre mère sainte Église devant moy soussigné curé de Portieux étant accompagné de Antoine Bonvouloir échevin d'église, ils ont donné une aumône à l’Église proportionnée à leur désobéissance, ensuite de cette réparation faite, je soussigné ce jourd'hui 20 octobre 1719 certifie avoir bénit les promesses du futur mariage d'entre les susdits Jean Jacob, fils de Jean Jacob et de Jeanne Hocquard, ses père et mère de ladite paroisse de Portieux d'une part, et d'autre Anne Gerard fille de Joseph Gérard et de Marguerite Ambroise ses père et mère aussy de ladite paroisse d'autre part, en présence de Pierre Jacob, et de Nicolas Carnet, le maire Jean Boisleau et Étienne Breton de la paroisse de Vincey qui ont signé et marqué avec moy...
fiançailles de Jean Jacob et Anne Gérard en octobre 1719

lundi 31 octobre 2011

Enquête sur un voyou de Darney !

Darney, 1775 :
Rapport de M. Jacquin , procureur du Roi*, contre une certaine quantité de jeunes gens de Darney, qui se sont avisés, le jour du mardi gras, de faire coucher le sieur Sorlot sur une planche, pour jouer le rôle de mardi gras défunt; de le couvrir d'un drap à la façon d'un drap mortuaire, et, sous le prétexte ridicule de porter mardi gras en terre, six d'entre eux le chargèrent et le portèrent d'un bout de la ville à l'autre, comme on fait d'une bierre dans un convoi funèbre, les uns portant des brins de bois sec en guise de fusil, les autres ayant leur mouchoir sur leur tête pour tenir lieu de crêpe, et tous chantant à gorge déployée une chanson ou complainte convenable à la cérémonie sur le ton de la prose des morts «Dies irae, Dies illa»; le fils Pariset était à la tête de ce convoi scandaleux jouant du violon.
Cette mascarade s'avançait à pas lents dans la ville, suivie d'une populace désœuvrée, et faisait de temps en temps des haltes pendant lesquelles les porteurs mettaient bas la prétendue bierre, et tous, comme une troupe de sauvages indisciplinés, dansaient en rond avec de grandes clameurs et de grands éclats de rire, ou de pleurs feintes ;
une action si scandaleuse devait être punie en vertu d'un arrêt de la Cour de Lorraine du 21 mars 1718.

dans : Inventaire-sommaire des archives départementales. Vosges, par Léopold Duhamel ...
*Le duché de Lorraine n'est rattaché à la France que depuis 1766

Château de Lichecourt à Relanges (Vosges) près de Darney
Pas de trace du sieur SORLOT, par contre, on découvre le principal coupable un an après lors de ses espousailles à Darney :




l'an 1776 le 19 du mois d'octobre Jacque Parizet âgé de vingt ans, originaire et paroissien de Darney, fils de Nicolas Parizet maréchal et d'Anne Catherine Renaud ses père et mère de la paroisse de Darney, et Anne Françoise Gérard âgée de vingt trois ans originaire et paroissienne de Pont-Saint-Vincent diocèse de Toul, demeurante à Darney depuis onze mois, fille de Joseph Gérard garde des chasses de Monsieur de Stainville commandant en Lorraine, et d'Anne Renaudin ses père et mère demeurant au Pont-Saint-Vincent, après la publication du premier et dernier bans faite à la messe de paroisse de Darney le 13 octobre de ladite année, sans aucune opposition, dispense obtenue des deux autres en date du même jour par Mre Eloy Barret prêtre officlal pour la partie de Lorraine...
On apprend ainsi que le bougre a engrossé sa fiancée et précipité les préliminaires du mariage en obtenant la dispense de 2 bans sur 3 !



Acte de mariage du 19/10/1776 à Darney (88) SUJET : PARISET Jacque (20 ans) Père : Nicolas, maréchal à Attigny Mère : RENAUD Anne Catherine CONJOINT : GERARD Anne Françoise (23 ans), de Pont-St-Vincent Père : Joseph, garde des chasses de Monsieur de Stainville Mère : RENAUDIN Anne

Ruines du prieuré de Bonneval près de Relanges
A cette époque, messire Charles-Léopold (1724-1781), duc de Choiseul de Stainville, archevêque de Cambrai, est également prieur de Relanges, et qui mourut en 1781 à Moulins, en revenant des eaux de Vichy.
C'est un frère d'Étienne-François (1719-1785), duc de Choiseul et éminent ministre de Louis XV.
Qui est le "Sieur de Stainville, commandant en Lorraine" et employeur du garde-chasse - père de la mariée?  C'est probablement un proche parent du prieur sinon Charles-Léopold lui-même? Il résiderait à Pont-Saint-Vincent, dans la proche banlieue de Nancy, à 15 lieues de Darney.

jeudi 29 septembre 2011

Laïcité ?


1688/89 : Baillage de Charolles :
- sentence déclarant Françoise Vernet, femme nouvellement convertie, « atteinte et convaincue d'avoir refusé les sacrements plusieurs fois pendant la maladie dont elle est décédée, pour réparation de quoy, ordonnons que sa mémoire demeurera éteinte et supprimée à perpétuité, et que son cadavre sera attaché derrière une charrette, sur une claye, la teste en bas et la face contre terre, et traisné par les rues et fauxbourgs de la ville de Paroy [le Monial] par l'exécuteur de la haute justice, et ensuite jetté à la voirie, déclarons tous et chacuns les biens qu'elle a laissés acquis et confisqués au Roy; ..."

idem vers 1694, méthodes musclées :
Marguerite FANJOUX était née en juillet 1650 à Paray-le-Monial, de Philibert FANJOUX et de damoizelle Marie UCHARD, elle fut baptisée protestante par Philémon GUINET, son parrain, sieur de Mareschale, et Dame Marguerite POTIN sa marraine. Marguerite UCHARD fut sa "seconde marraine" !
Femme de Jean Morand, cordonnier, ladite femme nouvellement convertie étant morte sans avoir reçu les sacrements. Le sieur Morand et son fils cachèrent le corps pour éviter le martyr du cadavre. Jean Morand et son fils furent conduits en prison à Charolles. Le père mourut en prison ne voulant point dire où il avait mis le corps de sa femme et ne point se confesser. 


On interroge le fils âgé de 18 ans. Il répond qu'il n'a pas abjuré et qu'il suivra la religion de son père, que c'est lui et son père qui ont porté le corps de sa mère dans un endroit qu'il ne veut pas désigner. Une sentence en suivit qui porte :
"-  qu'il sera fait une figure de cire de ladite Fanjoux, laquelle sera traisnée sur la claye, avec un escrit en grosses lettres attaché à ladite figure portant : 
"C'est icy la représentation du corps de Marguerite Fanjoux, morte relapse", 
et que le cadavre dudit Morand sera aussy traisné sur la même claye, tous deux face contre terre, dans les rues, fauxbourgs et carrefours dudit Paroy [le Monial], un jour de marché public, par l'exécuteur de la haute justice, à la queue d'une charrette, et de là jettés à la voirie; et à l'égard de leur fils, nous ordonnons qu'il sera pris et saisi au corps et amené aux prisons royales de Charolles, pour y estre interrogé sur son obstination et dessein de vivre et mourir dans la religion où Dieu l'a créé, etc... il fut envoyé dans les compagnies du Roi

R.I.P.


conclusion d'une thèse récente sur Paray :

lundi 11 juillet 2011

Fais ce que j'te dis, pas ce que je fais...

"M. Gérard Collomb, sénateur, a estimé que si aucune des propositions de l'opposition ne pouvait être retenue, il était inutile qu'elle participe davantage aux travaux de la CMP..."


Le "mairedelyon" serait bien inspiré en appliquant ses propres propos dans la ville qu'il administre ;o)

jeudi 7 juillet 2011

Auditeur

Je me suis souvenu hier que je n'avais pas pu entendre avant-hier les dernières nouvelles de demain. Va-t-on les rediffuser après demain ?


votre fidèle auditeur



mercredi 15 juin 2011

Grand concert Bach à Écully

Pour fêter sa dixième année d’existence, Zarastro vous invite à un grand concert Bach avec :

le chœur de chambre les Voix d’Atalante,
l’orchestre baroque Atalante
Audrey Pévrier contralto
Magali Pérol-Dumora soprano
Sophie Elhelw alto
Guillaume Olry basse.
Direction : Cédric Meyer

Le programme se compose de :
Cantates BWV 39, 45, 123 (1723-1726)
Messe brève en La majeur, BWV 234 (1738)

Jean-Sébastien Bach (1685-1750) a écrit de très nombreuses œuvres : chorals pour orgue, plus de 300 cantates, passions, motets, oratorios, œuvres pour clavecin, messes, et bien d’autres encore… Les plus grands (Mozart, Beethoven, Berlioz, Wagner…) ont reconnu en lui un maître insurpassable.

Ces œuvres ont pour point commun la présence de deux flûtes « allemandes » (nom ancien de la flûte traversière) dans l'orchestre, auquel elles confèrent une sonorité particulière.
C’est pendant la période baroque et classique, que la flûte s’est répandue dans l’Europe entière.
Interpréter cette musique magistrale, toujours superbe, parfois sublime, est la meilleure manière de remercier nos amis spectateurs de leur fidélité pendant toutes ces années. Nous retrouverons Audrey Pévrier, qui créa Zarastro en 2001, comme soliste.
Vente de billets auprès des choristes
et par correspondance :
04 78 44 21 63 ou mauricemassard (à) yahoo.fr

vendredi 18 février 2011

Quelques pages d'écriture

Pour nous sortir un peu des catastrophes et autres accidents domestiques, voici un petit bijou d'apprentissage de l'écriture, vers 1733 à Saint-Laurent-en-Brionnais : un escholier et (peut-être ?) futur Notaire Royal noircit des pages restées blanches dans le registre paroissial après l'année 1711 (page 109).
Le modèle est écrit en haut de la page - sans doute par le curé du moment, Duperron, arrivé dans la paroisse en janvier 1730 (page 200), peu après le décès du curé Jean Daurat inhumé dans l'église par le curé de Vauban le 23 septembre 1729 agé d'environ 47 ans-


et l'élève s'emploie à faire ses "lignes" méticuleusement.
Il s'appelait Pierre Duc : d'autres sentences sont étudiées par notre scribouillard en herbe :
"Au nom de Dieu amen Pardevant le Notaire Royal amen et présence des témoins"



"Donnons pouvoirs a maitre Pierre Duc dict autrement le Maconnois ... d'être plus saje que savant" (2 pages terminées par "fait par moy pierre Duc")
la page sur la vertu se termine par une autre écriture, signée "fait par moi Marie Renon 1733" : une copine de passage ? ou un graffiti plus tardif ?

"François premier du nom étoit Roy de France et de navarre comme Louis quinze est maintenant" 
Suivent quelques additions et soustractions, car un bon Notaire doit scavoir compter les sous !

Ceci étant conservé méticuleusement par nos archivistes depuis bientôt 3 siècles ...


lundi 14 février 2011

Le Châtaignier : ni dessus, ni dessous !

Ce vendredy des quatre temps de pentecoste et trantième jour du mois de may en l'An susdit [1692] Louys Grizeau mon parroichien à St-Léger Aagé d'environ 42 ans, revenant du bois sur les quatre heures du soir Chargé de son fagot, Ensuitte de quelques tonnerres et grande abondance de pluye qui tombait, s'estant réfugié, pour s'en mettre à couvert, soulz un gros Chastaignier, Il y fust frappé et tué par la foudre, & son corps fust le lendemain Inhumé dans le cimetière de l'église de Chasteau par moy Curé dudit lieu soubsigné !
Goyet

depuis le temps qu'on vous dit que c'est pas sous les arbres qu'on se met !
ça boume ?


dimanche 23 janvier 2011

Pas veinards, les Connard-Goujat !

Ce couple d'Uzemain dans les Vosges a-t-il eu des enfants en 1660 et des poussières ? L'héritage fut sans doute lourd à porter !



Le vingt neuvième novembre [1687] décéda Marie Connard veuve de feu Nicolas Goujat après avoir reçu tous ses sacrements et fut enterrée le lendemain.

lundi 17 janvier 2011

Voyage officiel de Ben Ali en 1982

c'était en mars 1982, tournée du 1er ministre Ben Ali : le président Bourguiba s'était fait porter pâle.
que disent les slogans ?


On m'avait dit à l'époque que tout n'était pas à la gloire du pouvoir, mais certaines revendications des syndicats locaux s'exprimaient...



déjà trouvé par mes amis :

La première : Notre bonne gouvernance nous a suscité le respect de toutes les nations.
La deuxième : Tazarka qui a tant lutté continuera à le faire

merci pour les traductions

vendredi 14 janvier 2011

La bataille d’Alerheim, ou l'énigme de Paléographie

Au détour d'un registre de la paroisse de "Les Thons", dans les Vosges, une page insolite... Le "registre" regroupe dans le désordre des actes allant de 1662 à 1686, avec des manques, des pages en latin ou en français ! On y trouve le mariage de notre ancêtre Claude Rousselot célébré en 1680.


Les Thons, sur la Saône toute jeune (née à Vioménil) comprend le Petit et le Grand Thon, est situé aux confins de la Lorraine, la Franche-Comté et la Champagne :


Le document qui m'intrigue est maculé, n'est pas de l'écriture habituelle du curé du lieu, est rédigé dans un français approximatif où l'on devine beaucoup de mots transcrits phonétiquement. Le document n'est pas signé ni daté :
Transcription littérale : 
La bataille darlaimme proche de Mortaingue/Morbaingne/Norlaingue paiis de risse Confain de Chaube sur la rivier de **ierne [ ?] de un quoté et de lautre la rivier de **aigde [?] / sai donné le trois ieme jour du mois daoust un jeudy --
Comancé antre deu et trois eure apres midi a coup de quanon et continué à coup de pistollai et dépé jusque a la nuict et son demeuré de nostre coté lé maitre du chan de bataill et de leur quanon et mercitué et glainne prisonnié qui ettai lé deux généreaux conmandan l’armé de bavier et cell de vesfally…

Commencent alors l'enquête et les fausses pistes :
- Sur la date : Jeudi 3 août oriente les recherches vers 1673 ou 1679, période couverte par le registre en question. D'où la visite de toutes les batailles de la guerre de Hollande menée par Louis XIV entre 1672 et 1678.
- Sur le lieu : 
  • phonétiquement, "darlaimme" évoque Haarlem, lieu d'un siège mémorable un siècle plus tôt en 1573... mais... aucun lieudit des environs ne ressemble à ce qui est écrit, sauf peut-être la 1ère rivière citée qu'on peut lire "Spierne" qui est l'autre nom de la "Spaarne" qui mouille Haarlem... 
  • Mortagne ? Mortaigne... ?
  • Risse = IJssel ?
  • - autres pistes sans plus de succès :  
  • Arnhem (Elle fut prise par Louis XIV en 1672) ou  
  • Naarden (prise le 20 juillet 1672, reprise par Guillaume III en 1673) aux Pays-Bas 
  • ou 
  • Dalhem proche de Maestricht... ou 
  • Arlon-Aarlen en Belgique (en août 1673, le roi Louis allait de Maastricht à Nancy, pouvant traverser Arlon). 
  • ...
 - sur les généraux :

LA vérité sur le témoignage des Thons :


La bataille d’Alerheim  proche de Norlaingue [Nördlingen] pays de Ries* [actuel kreis Donau-Ries] confins de Souabe [Schwabe] sur la rivière de Wernitz [Wörnitz] d’un coté et de l’autre le ruisseau Eger  s’est donnée le troisième jour du mois d’août un jeudi [1645].
Commencé entre deux et trois heures après midi à coup de canon et continué à coup de pistolet et d’épée jusqu’à la nuit et sont demeuré de notre coté les maîtres du champ de bataille et de leur canon et Merci [Frantz von Mercy °1590 à Longwy, Lorraine; † 3 Août 1645] tué  et Glesne [Gottfried Graf Huyn, Freiherr von Geleen 1595-1657] prisonnier qui étaient les deux généraux commandant l’armée de Bavière et celle de Westphalie… 

C'est donc là que fut acteur un citoyen lorrain de "Les Thons" en 1645, engagé du côté Français alors même que le Duc Charles de Lorraine combattait aux côtés du général Mercy avec ses troupes croates ! La France "occupait" la Lorraine à l'époque de cette bataille (1641-1659)... Le seigneur local était fortement impliqué dans les services armés du duc de Lorraine : Antoine du Châtelet, capitaine des gardes du Duc, Errard du Châtelet, général de son artillerie. Son fils le Marquis Errard du Châtelet était aide de camp du maréchal de Créqui... allez savoir ?
Peut-être le témoin est-il un proche parent de Claude Rousselot {sosa352} ou de Catherine Rouvelin {sosa 353} son épouse ;o)?

Sur place, un  petit monument commémore les milliers de victimes dues à cette bataille :

drôle d'histoire ...
...
* Ries est une région Souabe issue de l'impact d'un énorme météorite voici 15 millions d'années : 



jeudi 6 janvier 2011

Jour d'halloween ou l'horreur en direct

Ce premier jour de novembre année susdite [1688] et fête de la Toussainct sur la nuict tombant arriva un Incendie dans l'une des chambres de Benoid et Léonard Dubois père et fils où furent estouffez et bruslés deux  enfants de Léonard scavoir une fille agée de 6 ans & demy [Jeanne], & un garçon agé de 3 ans & demy [Pierre], dont les corps ou ossements furent le lendemain Inhumés dans le cimetière de l'Eglise de Chasteau par moy Curé dudit lieu soubsigné...
Goyet


les noms ne sont pas indiqués par le Curé, mais sortent de la généalogie de Léonard x Claudine Jandet, qui avaient alors 6 enfants...

mardi 4 janvier 2011

décidément, les arbres ça tue (ici le châtaigner)

Philibert Vaillot agé d'Environ cinquante cinq ans après estre tombé de dessus un chastaigner le jour " feste de St Michel " devant la Ste messe -
Il recourust à dieu par les approches des sacrements desquels estant muny il paya tribut à Nature Un Samedy environ les trois heures après midy treizième jour du mois d'octobre année Susdite [1685], Et son corps fust le lendemain Inhumé dans le cimetière de l'Eglize de Chasteau par moy Curé dudit lieu soubsigné...
Goyet


Si ce malheureux Philibert tomba d'un châtaigner, ce que le curé estime nécessaire de préciser, le susdit curé a pu désigner l'arbre FOUX comme étant un Fayard (Hêtre) du latin fagus, même racine que Fou, Fau, Fouet... (Merci Simone)


dimanche 2 janvier 2011

un arbre Fou

Pierre Mandellier aagé d'environ soixante ans, estant allé dans les bois de Chasteau le quinzième jour du mois de Juin en L'année Mil six cents huitante trois tombat de dessus un arbre foux, de laquelle chute il Mourut Le mesme jour environ la Minuit sans perception d'aucun Sacrement...
Et le lendemain son corps fust Inhumé dans le Cimetière de l'églize de Chasteau par Moy, Curé dudict lieu Soussigné /
 Goyet
_______
Château est une paroisse toute proche de Cluny en Saône & Loire :

mercredi 22 décembre 2010

Ordonnance royale

un petit exercice de déchiffrage (paléographie)
Extrait de l’ordonnance du mois d’apvril mil six cent soixante sept du titre vingt des faict qui gisent en preuve, vocalle ou litteralle.
Concernant ce que doivent suivre messieurs les curés pour le rapport de leurs registres des actes batistaires, mariages et sépultures.


Art : VIII
Seront faicts pour chasque an deux registres pour escrire les baptêmes, mariages et sépultures en chascune paroisse, dont les feuillets seront paraphés et cottés par premier et dernier par le juge royal du lieu ou l’esglize est scituée, l’un desquels servira de minutes et demeurera es mains du curé ou du vicaire et l’autre sera porté au greffe du juge royal pour servir de grosse, lesquels deux registres seront fournis annuellement aux frais de la fabrique avant le dernier décembre de chascune année, pour commencer d’y enregistrer par le curé ou vicaire les baptesmes mariages & sépultures, depuis le premier janvier en suivant jusqu’au dernier décembre inclusivement.
Art : IX
Dans l’article des baptesmes sera faict mention du jour de la naissance et seront nommés l’enfant, le père & la mère, le parrain & la marraine, et aux mariages seront mis les noms et surnoms, âges, qualités et demeures de ceux qui se marient, s’ils sont enfants de famille, en tutelle, curatelle ou en puissance d’autruy et assisteront quatre tesmoings qui déclareront sur le registre s’ils sont parans, de quel costé et en quel degré, et dans les articles des sépultures sera faict mention du jour du décès.
Art : X
Les baptesmes, mariages et sépultures seront en un mesme registre selon l’ordre des jours sans laisser aucun blanc et aussitost qu’ils auront esté faicts ils seront escrits et signés, scavoir les baptesmes par le père s’il est présent et par les parrain & marraine, et les actes de mariage par les personnes mariées et par quatre de ceux qui y auront assisté, les sépultures par deux des plus proches parants ou amys qui auront assisté au convoy, et si aucun d’eux ne scavent signer ils le déclareront et seront de ce interpellés par le curé ou vicaire dont sera faict mention.
Art : XI
Seront tenus les curés ou vicaires six sepmaines après chascune année expirée de porter ou d’envoyer scurement la grosse et la minute du registre signé d’eux & certifié véritable au greffe du juge royal qui l’aura cotté & paraphé, et sera tenu le greffier de le recevoir et y faire mention du jour qu’il aura esté apporté et en donnera la décharge après néantmoings que la grosse aura estée collationnée à la minute qui demeurera au curé ou vicaire et que le greffier aura barré en l’une et en l’autre tous les blancs et feuillets qui resteront, letout sans fraict, laquelle grosse de registre sera gardée par le greffier pour y avoir recours.
Art : XIII
Enjoignons à tous curés ou vicaires, marguilliers, custodes et autres directeurs des œuvres et fabriques, aux maistres et administrateurs, recteurs et supérieurs ecclésiastiques des hospitaux et tous autres pour les lieux ou il y aura eu baptesmes, mariages et sépultures, chascun à son esgard de satisfaire à tout ce que dessus, à peine d’y estre contrainct, les ecclésiastiques par saisye de leur temporel et a paine de vingt livres d’amandes contre les marguillers ou autres personnes laïques en leur nom.

En l'An 1670 du registre paroissial de St-Christophe-en-Brionnais, archives du 71 en ligne pages 124-125/145.

vendredi 19 novembre 2010

Grandes froidures

Ce jourd'hui sixième du mois de janvier 1694 a esté enterré au cimetière de Dyo un Garçon nommé Jaillet de la paroisse d'Oyé village de Chaulmont, aagé de douze à treize ans, lequel s'est trouvé mort dans une étable appartenant à André de Lespinasse dict Cocquelin, et a esté accompagné en son enterrement du nommé Marmet & Jean Rajaud & autres qui n'ont signés pour ne le scavoir enquis...
C. Delessy ? pbre.. Curé de Dio (voir page 24/52)

Hiérosme fils de Sébastien Compte et de Claudine Gondard de Chevetoux ayant été trouvé mort dans ces grandes froidures dans le jardin du nommé Anthoine Duris, et après la levée du corps par les officiers et la Justice de Dio, il fut ordonné qu'il scoit ensevely au cimetière dudit Dyo, enquis j'ay faict le dixième janvier 1694 en présence de François Compte son frère, Pierre Gautheron, Pierre Brantion & Anthoine Duris ses voisins lesquels n'ont signé pour ne le scavoir enquis.

C. Delessy pbre.. Curé de Dio (aller page 25/52)

Mathieu Bouliou aagé d'environ 55 ans et Benoiste Guillemet aagée de 26 ans étant réduis tous deux à la dernière pauvreté se sont trouvés morts en cherchant leur pain, scavoir ledit Bouliou au chemin venant de Champeau paroisse d'Ouroux [sous-le-Bois-Ste-Marie] allant à Charolles & ladite Guillemet du village de la Robine paroisse d'Ozolles et l'un & l'autre ont été enterrés au cimetière de Dyo le 16eme juin 1694 en présence d'Anne Devaux femme dudit Bouliou & de Claudius Parruchot oncle de ladite Guillemet & François Rajaud & Claude Venay & plusieurs autres assemblés qui n'ont signé pour ne le scavoir enquis...

C. Delessy pbre.. Curé de Dio (aller page 27/52)

Ces 4 là parmi 1,3 million de morts : Voir

mercredi 28 juillet 2010

Coup de fusil !

Ce douzième aoust 1652 ayst enterré    
Benoist Corssin qui fust tué d'ung coupt de   
fusils par un fendeus de bois à Saint-Point.   
Ce 12 aoust 1652, signé Daulphin...*

Archives départementales 71, commune de Saint-Point
* Pierre Dauphin, curé de Saint Point de 1629 à 1661.
ça rigole pas les fendeurs de bois ! c'est ce qu'on appelle désormais "se fendre la gueule" ?
Jean-François MILLET le fendeur de bois

mardi 27 juillet 2010

accident de chasse ?

Joachim Barraud, vigneron de Collonge lès Cruzille et garde du bois de Bouis, est mort le seize et a été enterré le dix huit de may 1758, ayant été trouvé mort à la chasse par l'accident de son fusil qui le tua, âgé d'environ quarante cinq ans, en présence des témoins soussignés.
signé Joseph Bégon (+ 14/03/1759), curé de Cruzille, signé B. Lerouge, G. Callot

mercredi 27 janvier 2010

2002 / 2007 : sondages et prévisions


Sur le même graphique, les séries de sondages TNS-SOFRES en 2001/2002 et en 2006/2007, ramenées à date calendaire équivalente par rapport à l'échéance (21 ou 22 avril)..
Curieusement, la chute de Jospin et la montée de Le Pen étaient bien visibles à 15 jours de l'échéance !
Ségolène part de plus haut que Jospin, mais descend régulièrement
Nicolas est plus haut que Chirac, mais chute aussi assez vite
Le Pen plus haut en 2007, et grimpe de même en fin de période
En pointillés : la série 2002 => prévision au 21/04 : Chirac, LePen, Jospin, Bayrou

En trait plein : la série 2007 => prévision au 22 avril : Sarko, Bayrou, Ségo, Le Pen

Qu'en sera-t-il ? Attendez vous à savoir ....


Actuellement plus de 60.000 signatures !

publié sur l'autre blog le 7/04/2007

L’effet TF1 est confirmé (2007)


On l'entend à longueur de campagne : TF1 a roulé, roule et roulera pour le Sarkozysme. Savez-vous que l'effet est parfaitement mesurable, comme l'illustre une étude publiée par le CEVIPOF dont l'image ci dessus est extraite.
L'étude démontre que les jugements positifs pour NS sont 10 à 15 % plus nombreux pour les accros de TF1 : cause ou effet ?
On s'emploie, dans l'analyse de ces quatre enquêtes, à démontrer que l'évolution de l'opinion suit les mêmes tendances, quel que soit le média privilégié.
Cela est faux, car les courbes ci-dessus démontrent que l'inquiétude à l'encontre de ce candidat diminue chez le TF1ste pendant qu'elle augmente chez les autres. De même, le critère "il comprend des gens comme vous" est stable pour les TF1ste, pendant qu'il diminue nettement chez les "réfractaires".
Parmi les conclusions de cette étude, je relève le constat suivant : "Parmi les électeurs intéressés par la politique, les « ninistes » téléspectateurs de TF1 ont une probabilité moyenne de préférer Nicolas Sarkozy supérieure de 12 points à celle des téléspectateurs de France 2, et de 17 points à celle des « réfractaires » "

Aujourd'hui, 13 heures, Pernod déroule le tapis rouge aux "lendemains qui chantent" de notre nouveau régime. La manière est encore moins subtile que pendant la campagne ! La parole est donnée à "l'expert" ès libéralisme : Jean-Marc Sylvestre, qui assène les bonnes réformes qui ne sauraient tarder de réjouir le peuple en redressant tout ce vau-l'eau déplorable infligé par douze années de chiraquie : extraits choisis :

  • La France profite du redressement général de l'Europe...
  • Il faut mériter de profiter de la conjoncture de nos voisins... qui ont eu le courage de réformer en profondeur...
  • Les réformes annoncées inspirent la confiance mondiale,
  • débloquer l'activité, le travail, le pouvoir d'achat, l'emploi : pour le travail, heures supplémentaires, contrat de travail, service minimum... avec des relations améliorées avec les syndicats...
  • Importantes marges d'action politiques et économiques pour le président... "mais il a besoin de cette nouvelle majorité pour faire passer les lois"...
Aucune place n'est donnée à la contradiction, pas même le moindre doute, à l'exception de la réserve émise par notre Jean-Pierre (et ça dépendra des législatives...) : écoutez le, sous le titre "le programme de Nicolas Sarkozy à la loupe" :
http://s.tf1.fr/FluxJt/jt13d08052007/jt13d08052007r07.asx
Les voies de la propagande sont-elles impénétrables ?

(publié sur l'autre blog le mardi, 8 mai 2007 - 16:22)

jeudi 19 mars 2009

Le pape lynché par les ânes


Les propos du pape Benoit soulèvent l'émeute médiatique, avec pour titre racoleur :

Benoît XVI: l'utilisation du préservatif «aggrave le problème» du sida


Unanimité des bien-pensants, haro sur le pape, c'est à la mode surtout depuis les affaires fumeuses de réhabilitation de divers intégristes.
Et même François Bayrou qui tombe dans le panneau en déclarant sur Canal+ :
"On est là sur un continent dans lequel il y a des dizaines de millions de femmes et d'hommes qui sont atteints par la mort. Il me semble que ça n'est pas le lieu des rappels purement moraux. On doit aussi prendre la mesure de ce qui se passe", a-t-il ajouté à propos des déclarations de Benoît XVI en Afrique affirmant que l'usage du préservatif aggraverait le problème du sida.
Ce que Benoit n'a JAMAIS dit, même si on comprend à moitié l'italien. Il condamne la "distribution de préservatifs" comme slogan miracle et comme seul moyen de lutte contre un fléau qui n'est pas du tout minimisé dans son intervention. Au contraire, il encourage les congrégations qui agissent sur le terrain avec les malades, et qui, aux dires des témoins sur place, distribuent des préservatifs à tout va.
Les commentaires de la plupart des journaux et politiciens ne reposent que sur un vieux fantasme datant de Jean-Paul : "le pape interdit le préservatif, il veut nous interdire de baiser librement"... ce qui n'est plus à l'ordre du jour.

En gros, à force de promouvoir la sexualité des bonobos, l'humanité se perd, préservatif ou pas. J'ai jamais compris en quoi le débridage du coït à tout va était un progrès pour l'humanité... Faudrait m'expliquer.


Les papes s'adressent à leurs ouailles, dans la logique du message transcendantal de l'Église, et pas aux juristes ou aux politiciens.

Donc le message est "Œuvrons pour permettre aux humains d'éviter de se mettre dans des situations où le préservatif leur serait nécessaire". Je n'ai jamais entendu un pape proclamer : "niquez à tout va mais faites le surtout sans préservatif".


Faire le procès à Benoit de vouloir l'extermination des pécheurs par la maladie est tout de même fort de café. Même si certaines positions récentes du Vatican peuvent à juste raison émouvoir les catholiques par leur teneur rétrograde, on a quand même là un chef de l'Église qui parle dans son domaine de compétence !

L'amalgame est détestable, s'il doit accréditer une fausse traduction qui arrange bien les anti-papistes. S'il a pu commettre des paroles ambiguës par rapport aux intégrismes internes à l'Église, je vois mal un pape préconiser le suicide de l'humanité...

  • Pour revenir au texte prononcé, mon analyse paraphrasante est la suivante :

- si l'on se contente de balancer des stocks de préservatifs (par avion ?) sans se préoccuper des autres aspects mis en avant par la pape (l'âme = la transcendance humaine ou l'assistance = la charité), on ne règle pas le fléau mais on risque de l'aggraver en laissant croire que tout celà est sans risque.
- Ce n'est pas l'utilisation des préservatifs qui est visée, d'ailleurs largement distribués par les bonnes sœurs sur place, mais l'accompagnement humain et spirituel indispensable selon le pape pour venir à bout de cette épidémie.
Le slogan publicitaire que le pape incrimine pourrait être "y'a ka les inonder de préservatifs et l'affaire est réglée".

Je me demande par contre qui aurait prétendu des choses pareilles ? ?

- L'ensemble de la réponse du pape est orientée vers la valorisation des efforts faits par les communautés catholiques sur place auxquelles il rend un hommage appuyé. Je ne vois rien dans son texte qui rappelle une interdiction quelconque (d'ailleurs de quel droit : "mon royaume n'est pas de ce monde" disait l'autre), ni la moindre pudibonderie que l'on affuble depuis Jean-Paul à tous les discours sur la sexualité tenus par l'Église.

"commentaire vu sur Libé"
Gvidon
Hypocrites
Médecin en République Démocratique du Congo de 2001 à 2004,j'ai travaillé dans des hopitaux et dispensaires catholiques et on y distribue des préservatifs par milliers en sus de soins de trés bonne qualité et totalement gratuit dans un contexte trés difficile,le pape le sait trés bien il ne fait que rappeller la doctrine de l'Eglise à l'égard du préservatif.Tout les hypocrites qui hurlent à l'assassins le savent trés bien,c'est juste un bon prétexte pour taper sur l'Eglise et sur un pape qui méprise visiblement la communication.Les habitants de pays sinistrés par le sida savent ce que l'Eglise catholique fait pour eux.Les criminels se sont les géants pharmaceutiques occidentaux.
jeudi 19 mars à 08h43


Quand j'étais petit, le médecin chef nous a fait un cours sur les MST (y'avait pas encore de SIDA)... et on retenait que la syphilis était un fléau mortel évolutif, qu'il valait mieux éviter, même avec la pénicilline. Il n'était pas particulièrement papiste pour autant, mais il éduquait de grands adolescents à ne pas prendre de risque stupide pour une passe par ci par là. C'était juste après mai 1968. . .



Voici l'intégralité de l'interview du Pape sur cette question, disponible en italien sur le site du Vatican :

Philippe Visseyrias de France 2:
Q. - Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. La position de l'Église catholique sur la manière de le combattre est souvent considérée comme irréaliste et inefficace. Vous pencherez-vous sur cette question au cours de ce voyage?

R. - Je dirais l'inverse: je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est l'Église catholique, avec ses mouvements, avec ses diverses réalités.

Je pense à la Communauté de Sant'Egidio, qui fait tant, de façon visible et invisible, dans la lutte contre le sida, aux Camilliennes à toutes les sœurs qui sont disponibles pour les malades ...

Je dirais que ce problème du Sida ne peut pas être vaincu avec un slogan publicitaire. S'il n'y a pas d'âme, si les Africains ne sont pas aidés, vous ne pouvez pas résoudre le fléau avec la distribution de préservatifs, au contraire, le risque est d'accroître le problème.

La solution peut être seulement dans un double rendez-vous: le premier, une humanisation de la sexualité qui est une rénovation spirituelle et humaine qui donne avec elle-même une nouvelle façon de se comporter les uns avec les autres et en second lieu, une amitié vraie aussi et surtout pour les personnes qui souffrent, de la disponibilité, même avec des sacrifices, avec des renoncements personnels, pour être avec les souffrants. Et ce sont ces facteurs qui aident et qui apportent des progrès visibles.

Par conséquent, je dirais que notre double force de renouveler l'homme intérieur, de donner une force spirituelle et humaine pour un comportement correct sur son corps et celui des autres, et cette capacité de souffrir avec la souffrance, d'être présent dans des situations d'épreuve.
Il me semble que c'est la bonne réponse, et l'Église le fait, et offre ainsi une grande et importante contribution. Nous remercions tous ceux qui le font.
(traduction par mes soins . . .)
ici une traduction plus "officielle"
pour les italophones, voici la phrase incriminée en VO :

Direi che non si può superare questo problema dell’Aids solo con slogan pubblicitari. Se non c’è l’anima, se gli africani non si aiutano, non si può risolvere il flagello con la distribuzione di preservativi: al contrario, il rischio è di aumentare il problema.

samedi 28 février 2009

Comité Balladur : 20 propositions inégales et parfois insuffisantes

C'est un enjeu majeur pour faire revivre nombre de territoires abandonnés de tous : l'opportunité n'a pas été saisie par l'éminent comité Balladur puisque l'on nous propose des mesures pour renforcer encore les pôles métropolitains les plus dynamiques (certes entravés par les lourdeurs de notre système de mille-feuille institutionnel) et pratiquement rien pour le tiers de la population française qui "occupe" encore les territoires en voie de paupérisation totale !

Plus de 21 millions d'habitants (1/3 des français) occupent encore les 1740 "unités urbaines et rurales" qui comptent entre 1.000 et 60.000 habitants. Parlez de Toul, Chaumont, Lunéville, Vitry le François, Saint-Dizier, Nontron, Montmorillon, Guéret, Mazamet, Argentan, Landerneau, Tulle, Guingamp. . . . et une grande tristesse vous envahit ! Voyez ces petites villes moribondes, leurs centres vidés de toute substance par la grande surface du coin, par la disparition des services publics, tribunaux, hôpitaux, inaptes à donner à leurs habitants l'enthousiasme nécessaire aux sorties de crise. Les propositions "Balladur" qui les concerneraient sont bien trop timides pour sortir ces territoires de la torpeur qui s'aggrave avec l'impuissance des organisations territoriales imbriquées !
Il leur faut d'abord de la considération, puis leur donner les institutions démocratiques locales simples et munies de toute l'efficacité nécessaire :

  • - un niveau communal de la taille des anciens cantons ou intercommunalités (3 à 4.000 au lieu de 36.000), avec pour les anciennes "paroisses" une délégation de compétences limitée et variable suivant la taille de ces entités (principe de subsidiarité : ce que je ne peux faire ici est délégué au niveau supérieur)
  • - un niveau départemental plus petit que l'actuel, avec conseil général ou conseil d'arrondissement assumant la coordination de proximité, et dont les limites sont revues en fonction de la réalité des zones d'emploi et des bassins de vie. Les métropoles et très grandes villes peuvent cumuler les compétences au sein d'une seule assemblée démocratiquement élue.
  • - Le niveau régional pour assurer l'équité nécessaire entre les différents territoires, l'aménagement du territoire en somme. Point n'est besoin de rétrograder les capitales régionales les plus fragiles car même le Limousin est plus peuplé que Malte ou le Luxembourg, dont personne ne dit qu'ils sont illégitimes par défaut de grosseur !
D'une façon plus générale, l'ambiance de ces rapports et la communication de l'éminent ancien 1er ministre me laissent trois désagréables impressions :
  • Le projet de France future qui est en filigrane de ces propositions n'est pas le nôtre : c'est celui d'un pays arrogant qui veut, par la manipulation des entités statistiques, figurer en meilleure place dans les classements mondiaux dont se rengorgent les technocrates de tout poil, mais dont la France profonde se contrefout s'il s'agit seulement de conforter le Cac40. D'où une certaine priorité qui apparait dans la constitution des métropoles -dont le Gross-Paris, ou encore la lancinante question de la taille prétendue optimale des régions.
  • Aucun enthousiasme ne se dégage de ces propositions, mais seulement une grande tristesse et de quoi inquiéter les frileux conservateurs qui préfèrent un tiens à deux "tu l'auras". Rien qui ressemblerait à un grand chantier de mobilisation générale.
  • Les tergiversations annoncées promettent ici encore des reculs en série conduisant probablement à un charcutage électoral sans grande conséquence sur l'avenir de nos régions.

Chargez ici mon analyse complète ;-)



LES 20 PROPOSITIONS DU COMITÉ
26 février 2009
en rose : les propositions refusées par les membres PS du comité

Proposition n° 1 : favoriser les regroupements volontaires de régions et la modification de leurs limites territoriales, pour en réduire le nombre à une quinzaine.
Certaines régions françaises sont moins peuplées que leurs homologues européennes, et leur périmètre est parfois contesté. L’objectif est de leur donner une taille critique de 3 à 4 millions d’habitants. Pour faciliter les regroupements de régions, il est proposé de simplifier la législation en prévoyant que suffiront, dans les régions qui le souhaitent, soit l’assentiment des conseils régionaux, soit un référendum. Pour les modifications des limites des régions, il est proposé que le vote du Parlement ne soit plus requis mais que suffisent les délibérations concordantes des régions et départements concernés, assorti d’un avis favorable des conseils généraux des départements de chaque région.

Proposition n° 2 : favoriser les regroupements volontaires de départements par des dispositions législatives de même nature que pour les régions.
Il n’existe, dans le droit actuel, aucune disposition prévoyant la procédure à suivre lorsque deux départements, ou plus, souhaitent se regrouper. Or, certains départements manifestent cette volonté. Il est donc proposé de transposer aux départements la législation envisagée pour favoriser les regroupements de régions.

Proposition n° 3 : désigner par une même élection, à partir de 2014, les conseillers régionaux et départementaux ; en conséquence supprimer les cantons et procéder à cette élection au scrutin de liste.
Afin de renforcer le rôle des régions tout en les rapprochant des départements et en modernisant le mode d’élection des représentants de la population à chacun de ces deux niveaux d’administration territoriale, il est proposé de procéder simultanément à cette élection, dans le cadre d’un scrutin de liste proportionnel à deux tours assorti d’une prime majoritaire. Les listes présentées le même jour aux suffrages comporteraient autant de candidats que de sièges à pourvoir dans les conseils départementaux. Les premiers de liste seraient, dans une proportion à déterminer en fonction de la population, désignés pour siéger au conseil régional et au conseil départemental, les suivants de liste siégeant exclusivement au conseil départemental. Il s’en déduit que les cantons, même redessinés, seraient des circonscriptions électorales inadaptées. L’élection se déroulerait donc dans le cadre de circonscriptions infra départementales, de manière à ce que l’identité des territoires continue à être prise en compte à l’échelon départemental et le soit mieux qu’elle ne l’est aujourd’hui au niveau régional.

Proposition n° 4 : achever, avant 2014, la carte de l’intercommunalité.
Presque toutes les communes françaises sont membres d’un groupement de communes, mais, dans certaines régions, la carte de l’intercommunalité demeure inachevée. Il convient que les communes qui ne sont membres ni d’une communauté urbaine, ni d’une communauté d’agglomération ni d’une communauté de communes rejoignent, avant 2014, la forme de groupement correspondant à l’importance de leur population.

Proposition n° 5 : rationaliser, avant 2014, la carte des syndicats de communes.
Afin de simplifier le fonctionnement des administrations locales et de diminuer le nombre des échelons d’administration, il est proposé qu’avant 2014, tous les SIVOM et SIVU soient, lorsque leur périmètre correspond à celui d’un groupement de communes, absorbés par celui-ci et que soient précisées les conditions d’adhésion des communes à des syndicats dont le périmètre ne recoupe que partiellement celui du groupement de communes auquel elles appartiennent.

Proposition n° 6 : ne plus créer de nouveaux « pays » au sens de la loi du 4 février 1995.
La plupart des « pays » ont été des structures de préfiguration des groupements de communes. Ils ont, pour l’essentiel, rempli leur office. Il est donc proposé de proscrire la constitution de nouveaux « pays » au sens où le prévoyait la loi du 4 février 1995.

Proposition n° 7 : instaurer l’élection des organes délibérants des EPCI à fiscalité propre au suffrage universel direct, en même temps et sur la même liste que les conseillers municipaux.
La plupart des groupements de communes exercent, en fait, des compétences très larges, en lieu et place des communes qui les constituent. Or, les organes délibérants de ces groupements ne procèdent que du suffrage indirect. Il est proposé d’étendre le champ de la démocratie locale en prévoyant que les membres de ces organes délibérants soient élus au suffrage direct, en même temps et sur la même liste que les conseillers municipaux, les premiers de liste ayant vocation à siéger au conseil de l’intercommunalité et au conseil municipal de leur commune, les suivants de liste siégeant exclusivement dans leur conseil municipal. Afin que toutes les communes soient représentées dans des conditions satisfaisantes au conseil communautaire, il serait prévu que les critères démographiques de représentation seraient assortis d’une disposition permettant que chaque commune dispose au moins d’un représentant au conseil communautaire. Il se déduit de tout ce qui précède que les mandats exécutifs intercommunaux devraient entrer dans le champ de la législation relative à la limitation du cumul des mandats.

Proposition n° 8 : créer par la loi onze premières métropoles, à compter de 2014, d’autres intercommunalités pouvant ensuite, sur la base du volontariat, accéder à ce statut.
A/. C’est en 1966 qu’ont été créées, par la loi, les communautés urbaines. Pour donner une nouvelle impulsion aux plus importantes d’entre elles et doter notre pays d’agglomérations d’une force suffisante, il est proposé de créer, par la loi, avant 2014, un premier groupe de métropoles (Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Strasbourg, Rouen, Toulon et Rennes), auquel auraient ensuite vocation à se joindre, si elles le souhaitent, les intercommunalités remplissant les conditions posées par cette loi.
B/. Les métropoles ainsi constituées seraient des collectivités locales à statut particulier, exerçant, outre certaines des compétences des communes, les compétences, notamment sociales, dévolues aux départements.
C/. Soit les communes membres des communautés urbaines ou d’agglomération sur la base et dans le périmètre desquelles seraient créées les métropoles auraient la qualité de « villes », personnes morales de droit public dotées de compétences et de ressources fiscales propres et de conseils élus. Les conseillers métropolitains seraient élus sur la même liste et le même jour que les conseillers de villes, selon les modalités déjà décrites pour les autres élections simultanées recommandées par le Comité.
Soit les communes membres des communautés urbaines ou d’agglomération sur la base et dans le périmètre desquelles seraient créées les métropoles conserveraient la qualité de collectivités locales, ce qui impliquerait que soient modifiées les dispositions du cinquième alinéa de l’article 72 de la Constitution, qui proscrivent la tutelle d’une collectivité locale sur une autre. Dans cette hypothèse, les conseillers métropolitains seraient également élus sur la même liste et le même jour que les conseillers municipaux, selon les modalités déjà décrites.

Proposition n° 9 : permettre aux intercommunalités de se transformer en communes nouvelles en redéployant, en leur faveur, les aides à l’intégration des communes.
L’objectif à atteindre est, à terme, que les intercommunalités se transforment en communes de plein exercice, ce qui permettrait à la France de compter des communes fortes, en nombre raisonnable. Afin d’encourager ce mouvement, il est proposé que les aides à l’intégration soient redéployées en faveur des intercommunalités où le besoin d’intégration est le plus manifeste, qu’une date butoir soit fixée par la loi pour l’attribution de ces aides et que, passé le délai ainsi accordé aux communes pour s’engager dans la voie de l’intégration, ces aides soient gelées puis diminuent progressivement.

Proposition n° 10 : réduire d’un tiers les effectifs maximaux des exécutifs intercommunaux.
La France se caractérise par le nombre élevé des membres des exécutifs locaux, en particulier à l’échelon intercommunal. Il en résulte, outre des dépenses de fonctionnement parfois peu justifiées, une dilution des responsabilités. Aussi Eskil proposé une réduction d’un tiers des effectifs des exécutifs intercommunaux.

Proposition n° 11 : confirmer la clause de compétence générale au niveau communal (métropoles, communes nouvelles issues des intercommunalités et autres communes) et spécialiser les compétences des départements et des régions.
Une fois définis les champs de compétences respectifs de chaque niveau de collectivités locales, il est proposé que les départements et les régions ne puissent intervenir que dans les domaines de compétences que la loi leur attribue, de manière à limiter les excès des financements croisés. En revanche, afin de garantir aux élus les plus proches des populations et de leurs besoins la capacité de prendre des initiatives dans les cas non prévus par les textes législatifs et réglementaires, les communes dans leur forme actuelle, les communes nouvelles issues des intercommunalités et les métropoles exerceraient, outre leurs compétences d’attribution, une compétence générale. Par ailleurs, les départements conserveraient la faculté d’apporter leur concours aux investissements des communes.

Proposition n° 12 : clarifier la répartition des compétences entre les collectivités locales et entre celles-ci et l’État.
La répartition des compétences entre collectivités locales relève de textes multiples et épars. Il est proposé que les pouvoirs publics engagent et mènent à bien avant la fin de la présente législature une révision générale de ces compétences permettant de distinguer les compétences qui doivent demeurer partagées entre plusieurs niveaux d’administration locale, celles qui doivent être attribuées de manière exclusive à une seule catégorie de collectivités locales et celles qui sont susceptibles de faire l’objet de délégations de compétences.

Proposition n° 13 : prévoir, à l’occasion de la révision générale des politiques publiques, de tirer toutes les conséquences des lois de décentralisation, de telle sorte que les services ou parties de services déconcentrés de l’Etat qui interviennent dans le champ de compétences des collectivités locales soient supprimés.
Plus d’un quart de siècle après les grandes lois de décentralisation, l’Etat n’en a pas encore tiré les conséquences en termes d’organisation de ses services déconcentrés et de nombreux doublons subsistent, qui compliquent les procédures de décision et en alourdissent le coût. Il est proposé que chaque fois que l’Etat continue à intervenir dans une matière relevant des compétences exclusives des collectivités locales, il supprime les services ou parties de services déconcentrés correspondants.

Proposition n° 14 : définir, dans le cadre d’un débat annuel au Parlement, un objectif annuel d’évolution de la dépense publique locale.
On peut regretter que, compte tenu de son importance, la dépense publique locale demeure mal connue et ne soit évoquée devant le Parlement qu’à l’occasion du débat d’orientation budgétaire. Pour la clarté du débat démocratique et pour l’information des gestionnaires locaux, il est proposé que le Parlement organise chaque année un débat sur ce point et que celui-ci soit alimenté par un constat mis au point par une instance ad hoc chargée de définir, sous le contrôle du Parlement, des indicateurs de performance et un guide de bonnes pratiques dans la gestion des finances locales. Les collectivités locales seraient ainsi mieux éclairées sur les conséquences de leurs dépenses et notre pays mieux à même de veiller à la cohérence de ses engagements européens.

Proposition n° 15 : réviser les bases foncières des impôts directs locaux et prévoir leur réactualisation tous les six ans.
Actuellement, les bases foncières des impôts directs locaux sont celles fixées en 1970. Il est proposé que la révision de ces bases fasse partie de la réforme globale des collectivités locales, qu’elle s’effectue en fonction de valeurs locatives administrées qui tiennent compte du marché immobilier, que la loi encadre les transferts de charges en résultant pour les contribuables, mette en place un mécanisme d’étalement de ces transferts de charges sur plusieurs années et établisse une procédure automatique de réévaluation tous les six ans.

Proposition n° 16 : compenser intégralement la suppression de la taxe professionnelle par un autre mode de taxation de l’activité économique, fondée notamment sur les valeurs locatives foncières réévaluées et la valeur ajoutée des entreprises.
La suppression annoncée de la taxe professionnelle et sa nécessaire compensation, qui représente un enjeu de quelque 22 milliards d’euros pour les collectivités locales, ont conduit le Comité à réaffirmer son attachement à la persistance d’un lien fiscal entre les entreprises et les collectivités sur le territoire desquelles elles sont implantées. Après avoir examiné les différentes options possibles, le Comité a écarté l’idée d’un partage d’impôts nationaux et celle d’une taxation de la consommation d’énergie, qui frapperait également les ménages. Il propose, afin d’assurer la neutralité de la réforme pour les finances publiques, ce qui nécessite une ressource de 8 milliards d’euros, qu’outre la part foncière, réévaluée, de la taxation des entreprises, celles-ci soient imposées en fonction de la valeur ajoutée qu’elles dégagent, le taux de cette taxation, qui serait affectée aux collectivités locales, ne pouvant excéder un plafond fixé à l’échelon national. Le reste à combler pour les collectivités locales serait financé sous la forme de dotations budgétaires et du transfert de divers impôts indirects, comme la taxe supplémentaire sur les conventions d’assurance.

Proposition n° 17 : limiter les cumuls d’impôts sur une même assiette d’imposition.
Quelque 39 000 entités distinctes disposent, en France, de la capacité de lever l’impôt. Il en résulte une opacité du système fiscal qui nuit à l’exercice de la démocratie locale. Aussi est il proposé d’éviter qu’un trop grand nombre de niveaux de collectivités locales ne disposent du pouvoir de fixer le taux d’impositions reposant sur une même assiette, tout en laissant à chaque niveau de collectivités locales la possibilité de fixer librement le taux d’au moins une imposition. La répartition proposée par le Comité se rapproche de cet objectif, tout en tenant compte du volume des dépenses exposées par chaque catégorie de collectivités locales.

Proposition n° 18 : créer, en 2014, une collectivité locale à statut particulier, dénommée « Grand Paris » sur le territoire de Paris et des départements de la Seine-Saint-Denis du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine. Cette création serait précédée d’une consultation associant les représentants des collectivités locales intéressées, des partenaires sociaux et des forces économiques.
La Ville de Paris et les trois départements de la « petite couronne » rassemblent plus de six millions d’habitants. Au sein de cet ensemble, les besoins de coordination des politiques publiques sont criants et la voie de la coopération intercommunale n’y a jamais été empruntée, à la différence des communautés urbaines qui existent dans les autres zones urbanisées de notre pays. Aussi est il proposé, afin de permettre l’émergence d’une grande métropole nouvelle, de créer en 2014, à l’issue d’une consultation publique appropriée, une collectivité locale spécifique, dotée de compétences d’attribution qui seraient celles des départements supprimés et des intercommunalités les plus importantes qui s’y trouvent. Les communes comprises dans le périmètre du « Grand Paris » conserveraient leur qualité de collectivités locales ainsi que le mode de scrutin actuel pour la désignation de leurs conseils municipaux. Les conseillers du « Grand Paris » seraient élus, dans le cadre de circonscriptions découpées à l’intérieur des départements actuels, au scrutin de liste à deux tours à la représentation proportionnelle avec prime majoritaire, les premiers de liste siégeant au conseil régional et les suivants de liste au conseil du « Grand Paris ».

Proposition n° 19 : modifier certaines dispositions du mode de scrutin actuel pour la désignation des membres de l’Assemblée de Corse.
Tant que l’élection de l’Assemblée de Corse reste distincte de celle des assemblées départementales, des modifications à la loi existante, en ce qui concerne la prime majoritaire et les conditions de maintien ou de fusion des listes, permettraient la constitution d’une majorité au sein de cette Assemblée.

Proposition n° 20 : instaurer, dans les départements et régions d’outre-mer, une assemblée unique.
Contrairement à la règle applicable en métropole qui veut qu’une seule collectivité locale administre un même territoire, les départements d’outre-mer ont également le caractère de régions. Les inconvénients qui en résultent sont nombreux, en termes d’exercice de la démocratie locale et de coût de fonctionnement. Il est proposé que ces départements soient administrés, après consultation des électeurs, par une assemblée unique.
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Les propositions n° 1, 2, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 19 et 20 ont été adoptées à l’unanimité des membres du Comité.
La proposition n° 3 a été adoptée par la majorité du Comité, MM. Mauroy et Vallini votant contre et M. Verpeaux s’abstenant.
Le A et le C de la proposition n° 8 ont été adoptés à l’unanimité des membres du Comité ; le B a été adopté à la majorité des membres du Comité, MM. Mauroy, Vallini et Julliard votant contre.
La proposition n° 11 a été adoptée par la majorité du Comité, MM. Mauroy et Vallini votant contre et MM. Julliard, Verpeaux et Casanova s’abstenant.
La proposition n° 18 a été adoptée par la majorité du Comité, MM. Mauroy et Vallini votant contre.


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